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DER MANN MIT EIGENSCHAFTEN

Ulrich rêve d'Agathe:

"Pour la première fois, elle lui avait signifié qu'entre eux, rien ne pouvait s'élever à la hauteur du rêve, de cette sorte de rêves auxquels on ne laisse même pas libre carrière et qu'on nomme "rêves impossibles", ce qui sous-entend maladroitement qu'il devrait y en avoir d'autres qui sont possibles. Dans la solutide de ces grandes pièces soudain vidées de sa présence, de la rêverie familière d'une présence aimante qui le comprenait enfin, il lui arrivait de pouvoir ressembler à ces objets qu'aucun frémissement ne perturbe, et comme un noyé poétique, il coulait lentement dans les espaces les plus profonds de son être, rencontrant de grandes lames de jour bleu et pâle dans lesquelles ses bras essayaient de le soulever pour qu'il ne descendît pas plus profondément encore, tandis que son corps lui paraissait fait de la substance des noyers morts, qui lentement descendent et cheminent à rebours vers un destin vaste comme l'univers tout entier. Il lui semblait qu'il parvenait ainsi, le  solitaire esquif supportant sa vie et toutes les autres choses composant une minute de vie dansant avec lui dans sa chute, jusqu'à une mélancolie épique, et que s'il y avait une épopée allemande de chevalier abandonné par sa dame, qui devenait par la suite la proie de toutes les sirènes et de tous les monstres féroces qui habitent l'eau, il devait l'incarner à la perfection. Par la suite, il se ressaisissait, et la première idée claire qui traversait son esprit était celle d'Agathe -- un peu comme si la même fée qui l'avait plongé dans l'eau pouvait également l'en sortir, ce qui confirmait qu'il ne souhaitait pas échapper à ses caprices. Cependant, autour de lui tout était vide, tout était comme désenchanté par son éloignement, et il lui semblait étrange qu'elle eût dit sans la moindre gêne "je serai absente pendant pluieurs mois" ni même sans se rendre compte que de pareils mots appartenaient aux expressions dont ils avaient souffert dans leur enfance tous les deux, des mots qui blessent naturellement lorsqu'ils viennent de parents préoccupés d'eux-mêmes, incapables de soupçonner qu'auprès d'eux vivent deux êtres jeunes qui ont une âme prête à l'écoute de toutes les plus belles musiques du monde, et qui voudraient bien en finir avec les sornettes de la vie de tous les jours. Mais c'était ainsi, et cette soeur surnaturelle et tant aimée, qui pouvait jouer avec lui à tous les jeux possibles de l'enfance, même lorsqu'elle s'éloignait et lui faisait affreusement mal, il n'en continuait pas moins de l'espérer, de trouver sa présence das sa vie comme un don éternel."


Continuations - exercices sur des thèmes de Musil mettant en scène Ulrich et Agathe - elevergois - car que faire en un gîte à moins que l'on ne songe - tous droits vers le mur, comme on dit! - droits réservés et protégés -(quelques fautes sans doute)
Dim 5 jui 2009 1 commentaire
I’m deeply sorry for you
 (« Zu suchen haben wir nichts mehr —
Das Herz ist satt — die Welt ist leer. »)
Happy to read you, however
(« Kannst du mir zeigen ein ewig treues Herz ? »)
I have to go — bis bald später
A
(P.S(ecret) : Mein Doppelgänger hat für diese Anthologie gearbeitet...)

Agathe - le 05/07/2009 à 17h03
GELESEN. ULRICH. ICH WEISS NICHT OB SOLCH KOMMENTAR SIND SICHTBAR OR NICHT.
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