Vendredi 4 décembre 2009
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elevergois -- une époque pas si ancienne que cela, mais nous avions encore une façon d'être et de travailler qui était pleine de rires, de folie, d'emballements, et
les fêtes de fin de cycle paraissent avoir été plutôt arrosées. Ce qui n'a pas beaucoup changé, ce sont nos vieilles salles. On pourrait les nommer toutes une par une: celle du cours sur
Verlaine, celle du cours du soir sur Proust,où venait le milliardaire en habit d'escrimeur (sic), celle où arriva on ne sait comment un jeune homme absolument "dérangé" , ce qui m'obligeait à me
répéter mentalement: "tu n'as pas peur," "tu n'as pas peur", et celle où le mathématicien du costa rica m'expliqua que son pays avait déclaré la guerre à hitler, et qu'ils avaient pris la mer sur
un beau bateau, tous courageux et plein d'entrain, et que le premier sous-marin allemand rencontré les avait envoyés par le fond, "donc nous avons fait la guerre nous aussi" disait-il avec un
sourire, sans oublier un cours d'été où le prénom de quelqu'un était chanté par tous les autres...être drôle est une affaire de gens qui savent ce qu'est le sérieux, décidément.
La Bruyère est très précis là-dessus, avec la fameuse anecdote sur Socrate, nous verrons cela plus tard. elevergois -
Par elevergois
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