Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 08:54

 

Il y avait, dans le couloir qui menait aux chambres de l'étage, cette poussière de lumière aperçue au-delà de la fenêtre, transformée en faisceau de brume dorée que découpaient les franges de vigne vierge, et dès qu'on le traversait pour descendre en mêlant ses pas au crissement des lames du parquet – qui imitaient une rumeur de branches craquant sous le vent d'une bourrasque, ou un cri multiplié d'esprits familiers soudain réveillés – on se trouvait plongé, presque transporté et flottant dans un courant de soleil qui séjournait là, chargé, semblait-il, de faire briller les murs roses d'une couleur de joue qu'un rayon caresse, ou d'éclairer les contours polis des meubles pour faire croître leur silhouette en la rehaussant de légers rubans de soleil donnant aux objets un aspect de reliques ou de vestiges de fouilles rares. C'était comme si un tissu tiré depuis le jardin et prenant son départ au-dessus de l'arbre rouge, s'étirait à l'intérieur de cette allée faite pour une promenade d'agrément sous les toits, et dispersait sa forme en particules brillantes et vivaces qui donnaient avec leur accent orangé d'aurore chaude, leur douceur confidentielle à quiconque passait par là, l'invitant à n'avoir que des pensées rêveuses et bienveillantes, en l'assurant que partout ailleurs dans cette maison un accord secret le pacifiait et l'unissait mystérieusement à de plus amples secrets d'ancêtres, comme en possèdent les maisons qui aiment. Comme souvent l'on s'y avançait seul, unique responsable des éclats et des crissements aigüs qui se réveillaient sous les pas, l'avancée sur cette passerelle aérienne de soleil sentant l'odeur des jardins, prenait un aspect discret d'invitation au recueillement, et l'on pouvait se demander, si, arrivé au bout, face à la grande et éblouissante vague d'air étincelant, on n'allait pas vers un autel où une génuflexion, un hochement de tête religieusement exprimé, ne convenaient pas à ce salut, à cette joie qui manifestait là son éternelle beauté, et l'éternité des extases de vivre dans un air délicat parfumé d'encens.


 

hum...un peu trop marqué par un rythme déjà bien connu, mais on veillera à transformer cela plus tard -- c'est la suite de la conversation de .... -récemment- elevergois -- tous droits protégés en tous lieux, y compris les lieux aimés et charmants où mon esprit retourne souvent, je veux dire bien sûr la Touraine.

Par elevergois
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