Mardi 28 juillet 2009
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Le comte, supris par la réaction de la duchesse, mit toute son énergie militaire à écrire des lettres infinies. Avant la fin de chaque page ses yeux se
remplisssaient de larmes. Et dire que de pareils signaux peuvent être compris, pensa-t-il. A la vérité, il ne songeait nullement au péril de se jeter dans une aventure qui outrepassait la simple
amitié. Il s'en peignait quelquefois les dangers, mais l'idée était poignante pour une âme aussi généreuse. Il ne pensait pas que sa bonne foi pût être mise en doute. Et avouer qu'il avait
un intérêt profond et désinteressé pour telle forme d'art, selon ce que dictait son coeur,ne lui semblait pas être un crime. Hélas! il faillit
s'emporter en recevant une lettre roulée autour d'une balle qu'envoya un habile frondeur. On lui représentait toutes sortes d' obstacles insurmontables, et
certains passages faisaient allusion à son âme noire, son manque de respect, etc. Tout cela le jeta dans une grande tristesse et il demanda au prince la
permission (il la demanda de telle manière qu'on ne pût la lui refuser) d'aller visiter les jardins de ses biens en territoire autrichien, avant de retourner habiter les pages des livres (le
lecteur nous trouvera bien audacieux) où les héroïnes vivent de dévouements extrèmes et ne blâment pas cruellement un excès de sentiment. -- arrêtons
ici pour signaler que quoi qu'il advienne, le livre merveilleux de Stendhal est vraiment comme un air délicat qu'on croit respirer en le lisant, et qu'il satisfait tous les élans d'héroïsme
humainement possibles.-- et que s'il y a des lectures " musicales" celle-ci est la première de toutes.
elevergois - c'est bien le cas de mettre au bas d'un écrit : excusez les fautes de l'auteur --ferai assurément un autre pastiche de stendhal ultérieurement - ou referai celui-ci sur un mode plus divertissant dans un vrai
journal pour inviter à la lecture--allons travailler--
Par elevergois
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