Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 02:09
Etre apprécié en Grande-Bretagne, avoir des textes sur le site de la British Library (surprise!) me console et me réjouit de l'indifférence marquée des prétendus amis, des auteurs à l'avancement, etc. du concours de compositions françaises que je viens de voir exposé sans la moindre honte au salon du livre. Normal. Une génération qui n'a lu aucun classique arrive, fière comme toute jeune génération doit l'être -- on n'est pas loin de l'infarctus muet de toute une frange cultivée du pays qui s'accroche à sa place, pendant que le moulin à cervelles de la télévision tue ce que l'ordinateur n'a pas achevé. Cependant, derrière une paroi de notre appartement, une jeune maman chante des chansons qui sont les mêmes que les chansons traditionnelles françaises que les mamans chics du Connecticut francophiles font apprendre à leurs enfants, et les mêmes que celles que nous apprenions étant enfants. (à suivre) le texte sur Liszt est bien mieux, voir plus bas. elevergois.




















Par elevergois
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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 16:53

Dans tous ses orages et son élan continué de tempête traversée d'éclairs, ou de nuages, ou de grêle, avec ses pics d'émotion, ses hauteurs imprévues, et puis soudain des pentes  où les notes courent  en éboulis jusqu'à rouler dans l'abîme,  et plus soudainement encore ces haltes de saint ébloui par une étoile, quand l'orage est devenu murmure  ou psaume biblique, avant que ne pleuvent encore ces arpèges martelés  défiant la largeur du clavier (qui sentent à la fois la poudre du canon et l'encens,) j'ai toujours adoré la musique de Liszt. Dès la première écoute, je m'y suis identifié corps et âme, en croyant y avoir trouvé un monde excessif  adapté à mon être entier, comme une âme qui errait et que j'eusse essayée comme un habit  trop large certes, mais agréable à endosser, idéalement adapté à mes fureurs romantiques d'adolescent, exprimant les violences des  "orages désirés" que l'on cache au monde, à ceux qu'on aime, à tous : une impétuosité révélée à soi par un autre idéal et qu'on conserve dans ses adorations secrètes, dans un espace fermé à double tour. Pour aspirer seul  à des lointains dantesques. Quelles montagnes n'aurais-je pas déplacées avec la force que me donnait Liszt!  quelles grandeurs n'aurais-je pas tutoyées dans un tourbillon d'arrogance et de lucidité destructrice bousculant tout sur son passage! tout y était: des fins du monde, des tremblements de terre, des vagues immenses balayant les rivages, les quais, les hommes, renversant tout...et puis ces intenses  paix si subites qu'elles sont aussi profondément calmes que  la violence qui a cédé était ivre de sa puissance.  Juste un vague rayon pâle et quelques notes suspendues dans un ciel pur, une unique vapeur dans un clair été tout diamanté de bleu, une quasi absence de sons  et presque un soupir côtoyant l'ineffable...la tentation romanesque d'absolu sacré, franchi, reconquis, la même sans doute qui  me poussait à lire Dante!! Comme il est funeste pour un être jeune et passionné d'entendre cela à vingt ans, quand le monde est à la réussite triste, aux rêves  niais des années matérialistes et que, envers et contre tout,  cela seul nous émeut! Ce monde paraissait déjà inepte et sans passions, il se préparait au bien être à perpétuité et nous , nous aimions frissonner d'aise à l'écoute du bruit des tombeaux... dans un paysage à reconstruire où seules  les générations précédentes semblaient avoir aimé l'Art!  Que de temps perdu à rêver de rencontrer de ces êtres de "grand format" qui ne sont jamais venus, parce que le monde où je suis né NE REVAIT DEJA PLUS.


En la réécoutant ce soir,  j'ai pensé que je ferais volontiers le roman ou la nouvelle mystérieuse ou mystique qui pourrait servir de « transcription » poétique, de poème en prose à la grande sonate en si mineur. Celle qui part des profondeurs de l'eau la plus sombre pour s'éléver jusqu'aux cieux. Il y eut des moments de ma vie, ceux de la jeunesse ardente qui se croit misérable et folle de tous les élans artistiques,où j'ai couru sous l'impulsion de ce cauchemar éveillé et parcouru d'éclairs en pensant que l'âme donnant cette vie immense au piano était comme un double, une réminiscence – un être familier que j'aurais connu dans une autre époque. Dans Liszt , il y a tant de fois ce coup répété à la porte du vide, ce « toc-toc » méphistophélique, cet ultimatum devant un gouffre, cette manière d'avoir cotoyé en imagination la mort et d'en revenir , silencieux, blême, exténué, tel un "romantique" d'un autre  temps qui sait que ce temps-là peut réapparaître à volonté.  Vraiment (ou hélas), le plus génial exemple de ce mélange excentrique et enlevé de notes dramatisant la partition « à la manière d'un tzigane et d'un franciscain », c'est vraiment et seulement pour moi la fresque magique de  cette Sonate en si, dont le motif s'enroule, gonfle, éclate en nous montrant un lysrisme exalté et brillant qui parcourt tous les sentiments extrèmes-- sans compter ces plages de sable délicieusement suspendues dans des ciels d'outre-monde, qui sont un séjour éthéré des anges, d'où Liszt tire des  aveux  expirés  et des  billets évanescents de Liebestraum, des mots de rêverie immatérielle et aimante qu'aucune parole humaine n'exprimerait, tant leur éloignement les accorde à quelque cantica dantesque...--. C'est un conte mi-hongrois mi-balkanique, une légende d'une terre des premiers âges   abritant tant de peuples, et rivalisant avec la poussée des visions d' Orient de Flaubert, Nerval, Gautier ou encore les dessins à la plume de Delacroix, dans la plus extraordinaire des formes de narration "pianistique" qu'on ait jamais osé penser concevoir, et qu'on ait si parfaitement réussie.




(texte refait -reverrai les fôtes plus tard)

 

 


ma version d'origine est celle d'Horowitz, celle des "gravures illustres" retrouvée par hasard dans la famille, moins compressé et compassée que le disque compact, qui comme son nom l'indique comprime la vocalise du son, mais Arrau, Argerich ,Angelich, Richter sons également des possédés  qui jouent cela dans les cieux --mais il me plaît que le ou la pianiste joue la sonate, mais aussi que la  musique  le hante et le bouleverse , c'est une affaire pour les furieux sublimes--elevergois --

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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 17:02



Tout sur la vie et l'oeuvre du poète ses rencontres avec les grands écrivains portugais et brésiliens, tout est accessible
avec ce lien (qu'on voit sur la page):photos, films, interviews,
poèmes, et mille autres détails encore.

www.alvaroalvesdefaria.com


et aujourd'hui un article d'eric dans le Monde des Abonnés qui a eu la gentillesse d'accepter un article, ce qui tombe bien, d'ailleurs, pour annoncer la Journée Nationale de la poésie au Brésil, le 14 mars:

http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2010/03/12/le-blog-du-poete-alvaro-alves_1317970_3232.html






En songeant déjà à quelque chose qui pourrait s'organiser en septembre, puisque le poète sera au Portugal, alors pourquoi ne pas prendre date avec la Maison de l'Amérique Latine, la Maison des Cultures du Monde, les salles d'expos de l'Unesco, que sais-je? en tout cas, activons-nous et faisons  de notre mieux - elevergois -
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 10:59
Autrefois, comme aurait dit Giono, les routes étaient modestes, elles rampaient sous le soleil entre deux champs de belles parcelles de blé qui les regardaient de haut. Le vent qui souflle sur une route, ça ne donne rien. Mais celui qui souffle sur la campagne, tiens! oui celui-là, c’est vraiment du vent qui carde les plus petites herbes, qui leur ôte  leur parfum comme sur le manteau d’une fée, et le transporte bien loin jusqu’à  nous faire  tourner la tête. Elles ne faisaient pas les fières, ces routes, elles faisaient ce qu’on leur avait dit de faire: elles montaient tout doucement vers Paris, et encore, pas toujours. Elles prenaient le temps de la rigolade, de la pause et du casse-croûte au coin du virage. Elles allaient leur petit bonhomme de chemin. Il y en avait qui étaient en terre et en cailloux, comme celles de Simiane jadis, oui, et celle de mes amies les Mimi de Banon, qui habitaient la maison à côté de chez le berger qui faisait son nougat lui-même. C’est la vérité: il faisait son nougat et j’en ai mangé en me cassant les dents, presque, c’était lui ou ma mâchoire qui céderait dans la lutte. Enfin, c’était bien bon. Mais maintenant, les routes sont devenues grandes; elles ne sont pas restées des routes, elles ont pris une allure monstrueuse. On pourrait même risquer de dire que les routes vont grand train de nos jours.. Ce qui roule dessus, on ne voit plus vraiment ce que c’est, vu que les voitures qui passent y volent à des vitesses de fusées à roulettes. Ceux qui sont au bord n’ont plus le temps de les voir, et ceux qui sont dedans doivent faire attention pour ne pas se coller contre une barrière en fer ou se retourner sur un terre-plein. Ca arrive quand même de temps en temps. Et puis la race des paysans est en train de s’éteindre: on leur a trop demandé de grossir, de grossir, si bien que comme dans la fable de La Fontaine, ils ont éclaté entre les dettes, la surproduction, et la fatigue de produire, semer, traire,pour presque rien,  pour des hommes de l’achat en gros qui fixent les prix comme les inquisiteurs de Torquemada, à ce qu'on dit: si tu me vends pas le prix que je veux, tu seras brûlé. Je te les prends, tes tonnes de pommes, et estime toi heureux que je les vende à huit centimes, tu as compris?! Il paraît que ça arrive plus souvent qu’on ne pense. Alors les routes, avec tout ce monde désaxé, elles se sont mises à aller en sens inverse, elles vont vers les villes où tout se passe. Les routes et les autoroutes y courent à toute allure. C’est là qu’est la vie maintenant, et naturellement, comme ils sont un peu nostalgiques, peut-être même un peu honteux, les habitants des immeubles de trente étages s’installent un jardinet d’un mètre carré sur leur balcon, comme ils disent, pour avoir encore une petite idée de la nature. Mais peut-être que les routes changeront de sens un jour, et qu' un  autre  jour, une tomate poussée au cinquantième étage d'une tour illuminée, comme les graines poussent entre les dalles des prisons, aura envie de s’évader, et de prendre une route, une route qui s'en va loin vers le soleil ,et qui ne revient pas de là où elle part. En attendant, les gens des grandes villes regardent la campagne comme un terrain de jeu, et les continents lointains sur l’écran de la télévision; ils rêvent de voyages en avion chez les peuples pas très riches et pittoresques.  Et nos paysans qui luttent dans les campagnes, meurent à petit feu pour une bonne part. Si Giono avait pu connaître cela, il n’aurait pas été très heureux. Lui qui disait qu'on ne se gêne pas pour raser des forêts de chênes qui ont connu Sully, pour y plaquer le goudron luisant d'une nouvelle autoroute.


elevergois -- aux amies de Banon et de Simiane et  de ces territoires magiques où l'on voit encore des maisons de pierre, des aires anciennes pour vanner, et mille signes autour de la montagne de Lure qui me font toujours penser aux pages de "L'homme qui plantait des arbres", cette merveilleuse nouvelle  qui s'est vendue dans le monde entier --elevergois

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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 15:38
Cette librairie parisienne rue de l'Ourcq, située sur des zones de couleur rose pâle des plans de Paris , qu'on a envie d'agrandir sous une loupe, et où de nos jours on ne va pas flâner forcément en quête d'une belle esseulée pleurant sur un bouquet de violettes, s'appelle LA LUCARNE DES ECRIVAINS, et on y trouve, chose rarissime de nos jours, les livres des poètes depuis Hésiode jusqu'à la traduction de John Keats dans la collection verte de la Délirante, et bien au-delà-- sans compter les introuvables des auteurs connus en éditions anciennes. Je mettrais volontiers le pilote de cet antre pour les lettrés fervents et les savants austères, dans un tableau à la manière de l'Atelier de Courbet, à la place du poète qui lit dans le coin à droite et que chacun connaît. Il est vrai que lui aussi est un expert en poésie, puisque c'est M. Armel Louis, (on a quelquefois raison de mettre une photo dans les couvertures à rabats des bouquins) que j'eus naguère la surprise de reconnaître aux commandes sur le pont d'une autre librairie.  Le "reconnaître", effectivement, car on lui devait l'édition du Dictionnaire des Rimes de la Collection Robert, un pavé aux épices les plus rares, et qui a dû demander une science universelle de la versification, soit dit en passant, et des "sudate carte" en Bibliothèque Nationale comme en vivent (ou survivent) les thésards. J'ai dit pilote, parce que les navigateurs qui réussissent l'entrée dans le grand port des lettres ont souvent besoin d'une aide, et que ce M. Armel Louis est une figure de grand expert, skipper habile sur les courants et marées littéraires, qui sait tout en ce qui concerne les vrais livres. Il ne dit pas: Attendez, je crois que c'est dans la collection de machin-chose, à moins que ce soit truc-muche qui...Non, chez lui, pas de "à moins que" -- PARCE QU'IL SAIT. D'ailleurs j'ai fait le cuistre en hasardant une question sur la disparition des textes impubliés à la mort du poète Armand Robin. Et toc! voilà le capitaine aussitôt avec des textes récents, justement réunis par les soins de pieux savants préoccupés par le sort posthume d'Armand Robin. J'ai entrouvert le livre, et retrouvé cette impression d'être " plongé dans un courant de poésie" à quoi on reconnaît le travail du vrai poète, et j'ai renoncé -- pour ne pas finir par avoir autant de livres chez moi (chez nous dirait Valérie) qu'Alberto Manguel. J'ai trouvé dans cette chapelle à lecture autant de mystères que je pouvais en souhaiter, et malgré des airs du temps qui ne soufflent pas dans le sens des vraies richesses, comme a dit quelqu'un, et j'ai pris (dédicacé par l'auteur qui était présent) un exemplaire du célèbre PARLER CROQUANT de M. Claude Duneton, le célèbre expert des "puce à l'oreille",le gourmet des parlures bigarrées, le baladin qui sillonne la France pour les bonheurs de la vieille chanson française, tel un nouveau Ferdinand Brunot -- M. Claude Duneton et  M. A. Louis avaient invité mon père à parler d'un sien livre sur de jeunes françaises revenues par miracle du Goulag en 1953 , qui entrouvrit alors un peu ses pinces (les oubliés de la taïga) ; un de mes "grands frères" -- c'est vrai qu'ils sont grands, très grands --  était présent seulement par ses études giordanobruniennes (Monsieur "Giourdain" comme il dit), et mon frère Pierre Marc qui devait parler (il en a parlé très bien, et avec une érudition de fine lame qui sait y faire en escrime érudite) de son livre sur Camille Claudel, (Editions Alphée) nous a révélé son travail secret sur les mille blagues écrites je ne sais ni quand ni où, sur  des minucules emballages de bonbons, où il faut trouver très court et très drôle -- et surtout en faire des tas et des tas.  Surprise de l'assistance: "elles sont comment vos blagues, vraiment drôles?" Bon, alors voici:  c'est un pingouin qui est sur la banquise et qui en attend un autre en regardant sur son thermomètre, et qui dit  "j'attends jusqu'à moins vingt et je m'en vais!" -- Pour moi qui ai aussi le diable au corps et le culte des grands hommes et que mes frères appellent le "dantiste" (les Italiens disent comme ça, d'ailleurs) j'ai parlé de ce jour émouvant de 2005 où mon père, un Normand de race, de souche, et d'honneur, a rendu à l'Italie le souvenir de la vie de mon grand-père maternel, tué en 1944, par des éléments égarés à la gâchette facile qui prirent pour cible de leurs massacres cet Italien réfugié du fascime en France. Le livre,  beau livret d'opéra à lui seul est connu en Italie, et valut bien des éloges à mon père. Il vient de sortir en français, plus discrètement, et la Lucarne en possède. Chanteur d'opéra (combien de fois j'ai entendu ma mère pleurer en entendant un ténor à la radio), casse-cou, chauffeur du généralissime A. Diaz vianqueur de Vittorio Veneto, s'amusant un peu de tout et étant persuadé qu'il ne lui arriverait rien, mon grand-père italien resta sourd aux menaces -- et quoi! n'avait-il pas sauvé des enfants en se jetant dans la Seine, cet homme, et ne l'appelait-on pas "Monsieur Pierre"? -- n'importe, il était étranger en France, rital ou maccaroni, c'est au choix:  il fut enlevé, et il fut tué. Devant la télévision italienne, mon père a dit  en 2005 qu'on ne doit pas s'en prendre à un homme pour sa religion, sa race, sa nationalité, et qu'il n'y a rien de plus bête. C'est un Français qui a fait le livre, la version traduite en italien ("Pedrasc" surnom dialectal piémontais de "Peder"  (Pierre) avec suffixe laudatif-dépréciatif en [atcha] (-accio), ce qui signifie  un peu Pierre la Tempête, le Casse cou, celui qui n'en rate pas une, et c'est vrai que c'était un sacré gaillard et un diable d'homme!) et la version française vient de paraître: PEDRACHE -- Mon père a dit à la télé italienne: "Je savais que comme la justice n'avait pas fait, dans cette époque troublée, son travail jusqu'au bout, qu'il fallait que je fasse la mienne et j'ai enquêté et reconstitué pendant quarante ans la vie de cet homme. Et puis je sais que dans une bataille la victoire appartient à celui qui sait résister  mais  surtout pendant le dernier quart d'heure." Ca c'est mon père tel qu'en lui-même, celui qui est resté l'enfant d'Avranches qui croyait que du haut du Mont Saint-Michel l'archange venait le retrouver la nuit dans ses rêves. Je finis par me dire de temps en temps qu'il a dû vraiment passer, en entrant de préférence par la lucarne. -elevergois-


 (cf "Souvenirs d'un enfant bas-normand" de Pierre Levergeois -- Editions Alan Sutton et "Pedrasc" sur les sites internet italiens --et la version française
aux  Editions Saint-Aubert ou directement à l'auteur (levergeoispierre@aol.com) - Ses autres livres sur la toile, notamment FNAC. Le site et les programmes de la LUCARNE DES ECRIVAINS sont ici: http://lucarnedesecrivains.free.fr )





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