Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 20:10

AVIS DE TEMPETE SUR LE BLOG DE PIERRE JOVANOVIC

 

CA VA CHAUFFER POUR NOUS TOUS ET PAS PLUS TARD QUE TRES BIENTOT: NOUS CITONS:


"C'est clair, le fait que l'Irlande, contrainte et forcée, ait été obligée de demander l'aide internationale, 90 milliards, eh bien elle a mis de facto ses habitants en esclavage, et je ne suis pas le seul à le penser. ZH et BI disent la même chose: désormais Irlandais = Argentins. Et cela arrange bien les Anglais, comme d'habitude... Totalement fou. Qui aurait imaginé que l'Irlande connaîterait le même sort que l'Argentine. Le Tigre celtique transformé en esclave comme au bon vieux temps où Rome importait des Irlandaises et des Irlandais... Portugais et Espagnols, le même sort vous attend. Ce cirque des sauvetages ne peut durer éternellement. Sur CNBC Nouriel Roubini a même été plus radical: "Bientôt la dette sera à 120% du PIB, comme celle de la Grèce... Maintenant vous avez des super-souverains, FMI, BCE, qui viennent sauver les souverains ... Il n'y aura personne de la planète Mars ou de la Lune qui viendra sauver les super-souverains... Et puis il y a le problème de la France. Sarkozy est arrivé au pouvoir disant qu'il allait faire des réformes, mais il n'en a fait aucune. Maintenant il est faible et pourrait perdre les élections. Conséquence: ils vont repousser les réformes et les austérités fiscales, et ça c'est un grave problème parce que la France n'est pas en meilleur état que l'Espagne, le Portugal ou l'Italie ... et pour le reste l'Espagne est le véritable élephant dans la pièce: Spain is too big to fail on one side—and also too big to be bailed out". Youpi... En clair, il n'y a pas assez d'argent nulle part chez les super-souverains pour sauver l'Espagne qui fonce vers le défaut de paiement dès que ses taux vont atteindre les mêmes que ceux de la Grèce. Alea Jacta Est. D'ailleurs à ce propos, regardez cette trouvaille de Zero Hedge, un député irlandais qui dit à un autre..."

 

Visitez le Blog de Pierre Jovanovic et les liens qui renvoient aux infos qui sont brutales mais vraies sur la crise mondiale. Restons pour la France quoi qu'il advienne et faisons face. Courage, courage!

Par elevergois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 23:30

"Dis Papa, c'est quoi l'euro-amérique ?"

par elevergois, presse, humour, edition

 

De toute façon, c'est fait, et il est certainement trop tard pour
y remédier.   Après  avoir  effectué  un  certain  nombre  de recoupements  et  téléphoné  en certains lieux où circulent les murmures   qui   importent  le  plus,  nous  en avons reçu la confirmation. Un  ensemble  euro-américain,  vaste zone de libre-échange  et  de marché dérégulé est sur les rails, et par conséquent, vos rêves gaulliens,  adenaueriens, ou de toute autre étoffe européo-centriste n'ont plus lieu d'être.

 

Il semblereait  même  que  ce  projet,  ce traité,  cet  accord (appelons ça comme on voudra)  ait  été  voté  à une majorité écrasante, avec  juste  une poignée de rêveurs attardés pour voter contre. Nous  savions  que  les  ingénieurs  du  secteur agro-alimentaire se penchent avec ardeur sur des jus pas très clairs qui, mélangés à l'eau, remplaceront dans peu de temps les crus et les terroirs, mais quelques bribes de cette alchimie avaient filtré.

 

Dans le cas  qui se présente  devant  l'Européen  qui  se sent composé   de   fibres  littéraires,  culinaires,  stratégiques  ou linguistiques qui lui appartiennent en propre, rien n'est apparu, et nous allons  voter  pour entériner  un  tour de passe-passe déjà accompli.

 

Nous sommes  déjà des Euroaméricains qui s'ignorent, mais avec  un  peu de  retard sur les   décisions prises dans notre dos, il nous  a  semblé bon d'en  informer le lecteur qui ne va pas aller voter  par  dépit,  ou par lassitude. Non seulement, il faut  aller  voter,  mais  il  nous  semble  qu'il  soit nécessaire d'aller  voter  pour  une Europe qui ne soit pas de cette nature là. Quand on pense qu'on a réfléchi pendant des années à se demander  si  on   se  sentait   plutôt  franco-italien,  franco-allemand,  de   quelles autres  cultures   voisines,    musicale, artistique,on  était  proche, de quel  creuset ou mélange subtil et irrremplaçable  nous  étions  faits !  Eh  bien  c'est  raté.

Il  n'y  a  plus  besoin  de  se  le demander puisque, c'est déjà voté.

 

Reste à savoir, "hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère", comme disait  Baudelaire, si tu iras voter pour la liste que tu pensais faire  gagner ,  avec  la  même  légèreté  d'âme et le même souci   de  ton  indépendance d'Européen  votant pour des élections européennes  après   avoir  lu  ces lignes. En ce qui nous concerne, nous  avouons être un tantinet fâchés : la France,  tout  compte  fait, ça  nous plaisait bien de l'imaginer dans un cadre  où  une  Europe  consciente  de  ses forces et de ses fiertés se serait organisée avec d'autres pays avec qui elle     se     sentait  des   affinités  historiques  profondes,  ce n'était pas honteux de rêver de cette Europe-là, mais on vient de décider à  notre place qu'on serait désormais voués à une rêverie euro-américaine.

 

Cet article avait paru en 2009 dans les colonnes abonnés du Monde.fr  avant  les élections européennes --  et  ne signifie nullement que nous ayons rompu nos liens d'amitié avec nos

amis, collègues, connaissances (ma  femme a la double nationalité si je ne m'abuse) qui sont originaires des E-U. On est juste un peu surpris du mécanisme mis en place.

 

 

On verra bien, nos liens avec les E U sont pluri seculaires, travaillons à construire ce qui nous élève.

Par elevergois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 06:52

 

Les tigres de Delacroix sont fascinants de violence parce qu'ils sont des tigres, et parce qu'ils sont la vie sauvage et prédatrice. Ils se glissent dans le courant des passions qui poussent les rivières, les fleuves et les bêtes avec la simplicité et la fureur naturelle de ce qui est et qui se manifeste dans sa splendeur d'origine. On peut les regarder comme on regarde des marines d'autrefois pour comprendre les illusions de la mer. Ce qui se produit dans un tableau de Delacroix, dans le visage des pauvres, dans la misère riche, c'est la fureur de l'inspiration aux aguets. La vie a des dimensions qui appartiennent aux peintres mais aussi qui coulent dans le sang des hommes avec vivacité. Oui, les montagnes sont vertes et violettes et rouges, bien sûr ! Et les paroles des poètes fêlées et denses et elles sonnent le tocsin, bien évidemment ! Autrefois, nous étions accablés de moteurs et de rêves d'aviateurs et de voyages comme si nous étions de banals atomes de papiers pliés, déplacés sur du vent. A présent, nous voilà en train de glisser sur des fleuves de transferts d'argent – cherchant le cocasse et l'absurdité dans la manière de secouer un tiroir caisse. Mais si nous les faisions tous sauter, ces tiroirs, c'est le tonnerre provoqué par la poudre qui nous intéresserait, et pas le son de la monnaie qui d'ailleurs de nos jours ne rend aucun son.

 

Les tigres de Delacroix sont plus beaux encore quand ils sont reposés comme des orages tapis entre deux vallées et qui hésitent, et qui rêvent de sanglantes agapes ; inutile de chercher chez eux de facile équations qui prétendent lâchement distribuer du bonheur au plus grand nombre. De cela, ils n'ont rien à faire. Regardez-les rêvasser à quelque saccage inspiré, l'esprit encombré de sacrifices bien nets – les tigres de Delacroix ne vous tuent pas d'un projectile tiré dans le dos, comme c'est l'usage chez les pacifiques administrateurs de l'abattage humain, ces tigres ne sont pas des démocrates ni des comptables qui font des sommes de morts à plusieurs zéros sur des pages de papier à lignes violettes taché du beurre des tartines.

 

Les tigres de Delacroix ne sont pas des incrédules ni des fous qui s'en prendraient à une gazelle pour cause de bluff technologique imbécile : ils savent ce qu'ils font, et ils sont riches de la faim sacrée qui leur dévore l'estomac. Monde imbécile qui ne peux encore m'amuser que par ta sombre et épaisse bêtise et qui as ôté la vie à la vie, la poésie à la poésie, la beauté à la beauté, tambour tellement creux qu'il ne rend aucun son.

 

Les tigres de Delacroix, eux, ont des yeux où flamboie toute la fureur vide et glacée et généreuse de ce qui sait pouvoir déchirer sans hésitation ni remords, ni honte, et qui ressemblent à des miroirs où se bousculent les violences déchaînées comme les éclairs pétillants dans l'eau des diamants. Les yeux des tigres sont des lueurs de diamants qui se dépensent elles-mêmes et qu'on n'empoche pas pour les « convertir » . En quoi, d'ailleurs ? Comme c'est drôle de penser que ces tigres et ces yeux de tigres ne sont convertibles qu'en papier monnaie qui ne vaut rien : la nature et les métaux et les eaux, et le capital du monde entier accordé par le Ciel, à ce que l'on dit, est désormais un réservoir de données comptables. Honte et rigolade ! Partout s'étale la mer polluée jusqu'au fond de nos cervelles qui sont irriguées par des déchets de merveilles devenues les amulettes sacrées de vos religions bâtardes : on vous a donné de l'or, de l'histoire, des religions, des tableaux, des biens, et à l'inverse de la parole du poète, vous en avez fait de la boue !

 

 

excusez les fautes - je n'ai pas relu - allez voir les tigres de Delacroix partout où il y en a - elevergois - er. levergeois

Par elevergois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 12:04

La nuit était extraordinaire comme le sont les spectacles du lac, qui quelquefois font apparaître des visions célestes, d'un caractère si étonnant que nous y cédons comme à la création d'un artiste qui a changé le monde. Vers le milieu de la soirée, la belle lune que nous avons ici était venue colorer les eaux tranquilles. Elle avait substitué au lac, une grande route parsemée d'éclats dansants, et créé cette lumière douce qui tire les contours des rives hors de leur sommeil. Le regard se fixait sur cet enchantement comme vers un foyer de bonheur incommensurable. Il flottait en nous ce sentiment d'approcher vers une volupté rare et musicale. La fluidité des eaux avait pris cet aspect irréel si puissant que le centre de toute vie était à présent le lac doré, le lac enchanté, le lac qui nous parlait sa langue des soirs d'été, des métamorphoses, et nous y dérivions comme si nous étions emportés par un spectacle ancien et de légende. Entre les vergues des sapins noirs s'agitait une vie qui n'était plus terrestre, et, comme à portée de main, une présence inquiétante nous murmurait une chanson de passion et d'espoirs. Quelle est la puissance qui agit ainsi au cœur des choses du monde lorsque nous sentons que nous nous abandonnons à elle sans retour? De quels éléments magique la nature dispose-t-elle pour nous soumettre à ses volontés par l'intermédiaire de sensations si douces et si inquiétantes qui changent notre séjour sur la terre? Tout ce que nous vîmes ce soir-là nous rendit muets, comme délivrés de passions humaines que nous aurions échangées contre le séjour dans un pays de récits exotiques, un pays de temples, de stèles et de palais, un pays de cocagne resplendissant de joyaux, de sables, de déserts, de parfums qui eussent été l'essence d'une vie meilleure que nous pouvions choisir à l'instant même. Que nous importait alors la monotonie de l'existence! Pour mieux voir ces flots et ces couleurs envahissants de félicité surprenante, nous allâmes vite sur la terrasse du palais de la Villa dite « Du Pacha d'Égypte », et ayant pris un peu de hauteur, nous découvrîmes cette sensation d'espace au creux d'un désert que formaient des dunes d'argent, face à la montagne dessinée en contre-jour lunaire. C'était là que nous attendait une de ces apparitions si finement dessinées qu'elles se gravent en nous pour la vie entière: voir notre lac transformé en rivière enchantée qui aurait déployé dans sa tranquille musique, tous les mystères d'un récit d'Afrique ou d'Arabie.

 

 

Voilà les textes qui sont partis à la traduction  en Italie avec diverses modifs, et dont nous attendons une espèce de canzoniere des lacs à notre humble façon. -elevergois - eric levergeois -

Par elevergois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 13:44

 

 

  UN REMEDE POUR LES ECLOPES DE  L'ORTHOGRAPHE:  LIRE LES LIVRES

                                                                        DE

                       JEAN PIERRE COLIGNON

 

http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/auteur-4882-jean-pierre-colignon-.htm

 

Jean Pierre Colignon dont nous avions retenu le nom jadis puisqu'il avait été le correcteur en chef au journal Le Monde pendant des lustres, des lampes et au moins trente chandelles, a été entendu ce matin sur  la fréquence de France-Culture,  et nous avons pris connaissance de cette info que nous transmettons aux enfants qui ont des parents et un bouton marche-arrêt sur leur poste de télévision, dispositif apparemment de moins en moins fréquent. Et arrivé à cette remarque, il me revient un souvenir associé à la très respectable confrérie des CORRECTEURS, révoltés et inclassables entêtés de l'orthographe -- experts des crus, des usages, découpages d'un vocable comme on l'est  d'un cépage avec tous les millésimes authentiques et frelatés -- oui, le souvenir d'un personnage que nous avions recontré jadis en la personne d'un CORRECTEUR PIGISTE. Et oui! me direz-vous, voilà une profession qui sonne d'une façon aussi fantasque que celle de CHEF DE CLAQUE REMPLACANT (bien que J-P Colignon nous ait appris que les correcteurs soient souvent pigistes). Et bien pas du tout! Ce correcteur rencontré jadis nous considérait, nous journalistes jeunots tirant à la ligne, comme un vieil inspecteur des polices qui guette l'erreur fatale des clercs orgueilleux. Gardien de but des fautes, sa vie se passait ailleurs que dans nos nuées lyriques appliquées à des nécros de grands auteurs trop grands pour nous ou à des poncifs tarifés sur les "meilleures ventes" qu'envoient les éditeurs pour qu'on fasse reluire, sans lésiner sur le cirage, les pavés vendant bien de la décennie en cours. Il savait manier le tournevis, le poinçon, le chausse-pied qui redresse la majuscule négligée, l'accent qui écorche un nom de pays, ajoutait le h aspiré de houspiller, et remplaçait les indiens par des Hindous le cas échéant. L'émission de France-Culture (en réécoute, donc écoutez-la!) a levé un pan du rideau derrière lequel opéraient les grenadiers de la copie, ceux qui meurent mais ne se rendent jamais sur le point d'honneur d'un c avec une décille, comme on imagine les premiers académiciens de Richelieu, prêts à en découdre en duel avec une lame d'Olinde ou de Tolède. Mais il y a quelque chose de plus émouvant encore, qui fait ressortir la vaillance des pontonniers d'Eblé qui firent passer la Bérézina (avec un z?) en construisant leur ouvrage quitte à sauter dans l'eau glacée: leur labeur n'est pas signé, et pourtant ce sont eux qui ont érigé et fait tenir debout les archives mystérieuses de l'art des lettres considérées comme des êtres vivants. Comme dans la baraque du Vieux Saltimbanque de Baudelaire, le correcteur qui n'a plus grand prise sur rien (à ce que l'on constate) et qui laisse à tel rédacteur en chef imbu de sa jeunesse, la paternité d'une citation d'Herriot à Maurois, ("la culture c'est ce qui reste quand..." le génial jeune homme se reconnaîtra, ) est l'artisan utile par excellence et l'excellence d'une langue qui s'applique sur le papier en plusieurs couches, dont la dernière est matière d'orfèvre tatillon et soupçonneux. En fait, après plusieurs révélations récentes, on voit qu'il en est de la correction des textes comme des disques microsillon (avec un s?)  (si vite abandonnés pour le métallique disque compact) dont les amateurs raffinés raffolent toujours, et se donnent à nouveau les moyens de l'écouter sur platines ad hoc.  Une époque passe: celle où une erreur de date, de style, de ton, d'élégance, d'écriture  pouvait heurter car on nous l'avait serinée comme un pouvoir sur la langue qui ne s'acquiert pas en deux jours. Sans être un maniaque des orthographes, nous sommes bien certain qu'écrire est un effort et que notre langue n'est pas de celles qui se donnent au premier venu, mais sans doute la mode de l'indifférence qui a cours actuellement arrange les paresseux, une pente bien naturelle. Un cours aussi périlleux que celui de telle monnaie d'aujourd'hui que nous ne nommons pas. Cela ne prouve-t-il pas un avenir? demandait ailleurs notre grand La Bruyère. Nous verrons.

 

elevergois -- pardon pour les fautes laissées dans l'article, écrit très tard dans la nuit comme souvent , et toujours un amical et tendre salut aux lacs italiens indispensables au bonheur -- elevergois eric levergeois -- (PS à l'adresse indiquée ci-dessus on voit des couvertures de livres de Messire Colignon qui vous feront passer de belles heures, ils sont dispos à la Procure ou sinon chez l'éditeur en personne, c'est écrit dessus!) pour le  site de l'émission à réécouter: http://www.franceculture.com/emission-tire-ta-langue-jean-pierre-colignon-2010-10-17.html


Par elevergois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés