Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 18:29
J'ai vu le soleil se coucher près de l'Académie de France, comme on dit ici à Rome, répandant toute cette poussière dorée qui toujours ressemble à un de ces beaux tableaux de Corot où l'on voit l'air brillant continuer la clarté du fond même de la pierre. Pendant que toute la ville qui s'endort semble, en tirant le rideau de la nuit au-dessus d'elle, passer d'une longue sieste à une autre, on peut rêver du haut du Pincio  à la journé qui meurt, ou  penser à Chateaubriand qui traversa lui aussi cette foule de pins tordus et maigres qui réussissent encore à parfumer l'air. Après avoir tourné autour de la grande vasque, toujours semblable à ce qu'elle est (en plus poétique) sur tous les croquis du monde, insensible à l'étreinte du temps, nous avons descendu les dégrés de Trinità dei Monti en maudissant l'attroupement des touristes qui sont arrivés ici pour s'effondrer comme sur un môle ultime de paresse.  En abordant enfin sur piazza Venezia, mon ami l'avocat m'a confié qu'il avait entendu deux de ces corps alanguis sur les marches,émettre des avis, en jargon purement "romanesco", sur les mérites comparés de deux prisons célèbres, qui devaient être leur seule demeure fixe. Nous avons fini leur conversation en dressant une liste de tous les notables bardés de diplômes en vol à la tire, recel et autres entorses aux codes, diplômes qui soit dit en passant, s'obtiennent "en montrant sa vraie valeur, car au moment de passer l'oral, dans ce genre d'épreuve, on ne peut compter que sur soi"."De quoi les brigands sont-ils convaincus?" écrivit Baudelaire. Après nous sommes passés le long de cette colonnade qui fait penser à une gravure sortie de l'extravagance des Carceri, bien que les fumées du vingtième siècle l'aiten beaucoup norcie. Nous avancions au milieu de ce concert de voix et de nations mélangées qui faisaient résonner tous les accents du monde, car il est difficile d'échapper aux vagues de touristes qui sont là parce qu'il faut y être, avec le même entêtement qu'ils mettent à occuper les salles de musées -- ici comme à Paris. Est-ce leur faute si les chemins mènent à Rome? Et puis, d'un seul coup, une place minuscule s'est ouverte devant nous, sans doute invisible pour le reste du monde parce qu'elle avait l'évidence absurde de la fameuse Lettre Volée. A moins que les Romains de Rome n'aient la faculté de soulever à loisir un rideau invisible dans les coulisses du temps, pour faire surgir une table, un camiere goguenard et deux carafes de vin. Nous n'étions pas seuls. Une jeune femme au teint pâle finissait une cassate en tournant et retournant sa cuiller, comme en face d'un amoureux déjà parti ou sur le point d'être quitté en imagination. A voir l' expression du visage, on pouvait garantir que la cause de ce malheureux était jugée. Mon ami l'avocat s'en aperçut lui aussi, et nous résolûmes de parler un peu plus haut pour dissimuler  qu'en observateurs experts des peines éternelles (qui durent quelquefois trois jours) nos yeux ne quittaient pas ce visage ému et parcouru d'orages.  Il me sembla qu'Alberto s'était décidé à plaider en appel, car il engagea la conversation avec l'inconnue qui leva vers nous des yeux embués de tristesse et d'impatience rageuse... (eric levergeois - chroniques impubliables avec esquisse d'une vue de Rome -- tous droits réservés y compris sur les rives des lacs italiens.)
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 01:54
Un message portant la mention "no reply" -- en bon français: inutile de répondre -- est tombé du ciel que vous fréquentez, jusque dans ma boîte mail; message écrit par vous qui êtes sans doute le seul être au monde encore capable de faire adorer Nerval, car on ne  peut plus ou l'on n'ose plus  l'appeler familèrement Gérard après vous avoir lue. C'est avec un plaisir secret que l'on découvre quels liens vous avez tissés avec les mânes du voyageur pressé, délicieux et doux, et j'avoue en être resté sans voix. Je m'empresse de vous dire que je n'appartiens pas aux légions de ces empires -- ont-ils disparu?-- linguistiques, structuraux ou officiellement critiques qui se mêlent à grands coups de concepts tranchants et de décrets d'oracles, d'asséner au public avide de culture, des passeports et des sauf conduits ouvrant vers des extases à quatre sous. Si, comme vous le dites, on ne peut aimer Nerval qu'en sentant cet auteur de l'affleurement, de l'évitement subtil et de certain fluide plus quintessencié qui s'intègre si joliment au "timbre" de sa prose, qu'en l'aimant de pur amour et en sentant l'oeuvre couler dans ses veines, il convient de lire ce que vous dites du génial poète sous votre conduite, vous "dont l'amour pour le romantisme n'est plus opérable depuis longtemps" -- formule en apparence distrayante, mais qui proclame, on veut le croire, un engagement sacré et un sacrifice bien résolu. Car qui s'engage à "vivre", de nos jours, la poésie, au milieu de ces "mortels enivrés de moteurs", comme dit Pierre Jouve? Peu de candidats héroïques, la plupart semblables à une nouvelle sorte d'hommes bleus en costume d'époque, Touaregs modernes sillonnant des déserts humains d'ignorance, mais qui se fient encore, Dieu merci, à la voie qu'indique au ciel leurs étoiles. -- Puisque vous me demandez ce que je pense de "votre" Nerval, je vous dois une confidence: quand le titre de l'ouvrage m'a sauté aux yeux dans la librairie La Procure, à Paris, je l'ai d'abord feuilleté, mais je suis sorti de là très ému -- la disposition des mots dans le titre, la position séparée de l'adjectif dont je ne savais s'il agissait sur mes nerfs comme un souvenir du couperet final ou le surgissement inattendu d'une espérance, toute cette atmosphère inattendue d'angélus discontinue et brisée, bref je n'étais pas loin de porter le deuil encore une fois. Comme agité d'une tristesse heureuse retrouvée, si cela a un sens. -- La première partie de votre livre ne me pose que peu de difficultés -- j'ai préparé, il y a longtemps ou pas, cela dépend des points de vue -- deux volumes de mille cinq cent pages chacun sur Théo, pour la colection Bouquins, avant de me quereller avec un sinistre Cerbère bâlois fort connu, gardien officiel de la forteresse Baudelaire, qui n'est sans doute jamais mort de faim pour s'acheter une édition originale (dans les années 1990, j'ai vu et touché de mes propres mains la plaquette Wagner et Tanhauser à Paris, bien trop chère; faute de mieux j'ai démandé de poser mes lèvres sur la première page...) - bref tout échoua et je dois une volée de bois vert à cet insolent personnage. En pensée, car le dépit s'est transformé en dégoût. -- Revenons à ce que j'ai osé faire après être sorti de la librairie la Procure: je me jette sur un article composé en décembre, je place votre nom comme un arc de triomphe au-dessus, je place tout cela dans les Abonnés du Monde, et je reçois d'un autre arc, celui-là empoisonné, un commentaire de potache hirsute et mal léché qui m'affecte beaucoup et me fait rompre avec le Monde -- donc je ne sais toujours pas avec qui "me battre en duel" aussi longtemps que j'ignore qui est l'adversaire. l'article est toujours visible en tapant : elevergois.com puis nerval; la seconde intervention sous la bande bleue a été lavée des insultes, mais la musique de cette ineptie est toujours bien visible  ou audible. Que doit-on faire si l'on est surpris par une belle gifle au moment le plus profond d'une prière à un immense génie comme votre Gérard On part sur la pointe des pieds et poliment, en se disant que le temple est mal fréquenté. C'est ce que j'ait fait.  Croyez à tous mes sentiments respectueux et reconnaissants au docteur "amoris causa" que vous incarnez,  avec cet incroyable panache romantique proclamé haut et fort. (elevergois  en réponse au mot de madame Bayle-- chroniques impubliables, tous droits réservés, y compris dans les environs des bois entourant Chaâlis...)
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 10:37
(le texte a paru dans le Monde des Abonnés en mars 2009 -- ici à titre d'archive)

Nous contemplions récemment, très perplexe, ce fameux requin pour taxidermistes entouré de sa peau qui sèche et protégé des injures de l'air entre deux grandes vitres qui lui donnent le statut d'objet à contempler, lorsque nous avons surpris, adroitement glissée sous la photographie, un commentaire tiré de l'oeuvre de Baudelaire, "le beau est toujours bizarre".


Voilà donc un chef-d'oeuvre dont le passeport est estampillé comme il faut pour durer dans les mémoires. C'est rassurant pour ceux qui doutaient encore. Parmi ceux qui ne doutent pas, il y a ceux qui lisent la page tout entière de Baudelaire, qui écrit quelques lignes plus bas "Renversez la proposition et tâchez de concevoir un beau banal!" A partir de là, l'axiome du poète prend une profondeur géniale qui ne semble pas nécessairement convenir à tous les squales évoluant en eaux troubles dans les galeries.

Il y a même quelque chose de cocasse à prendre au pied de la lettre, comme la remarque d'un badaud extasié, cet axiome d'une portée sublime pour le transformer en étiquette signifiant que tout ce qui est pagaille et bazar est forcément subtil et puissant. Regardons d'un peu plus haut: Baudelaire a eu l'intuition magnifique de nous dire qu'un des critères de la beauté - et il n'avait pas de requin empaillé sous les yeux ce jour-là - que le beau ne relève pas d'on ne sait quelle science de l'hétéroclite accumulé en fatras, on peut lui faire confiance en pareil cas, mais que tout ce qui étonne, tout ce qui répond au pouvoir de faire voyager très loin l'imagination par la découverte d'un continent de création nouveau, de Michel Ange à Matisse et au-delà, possède une sorte d'emprise sur l'intelligence qui s'accompagne d'une puissance révélatrice et d'une détonation extraordinaire.

Les petits maîtres laissent des curiosités et des divertisements à la postérité, parfois il disparaissent parce qu'ils sont convenus et conformes à une attente. L'ouragan que soulève un art plus grand (on peut vérifier cela dans toutes les salles des musées que l'on connaît) entame une navigation de nos facultés vers une nouvelle terre de découverte. Son ouvrage inspirera par mille raisons neuves celui qui réussit à y appliquer sa perspicacité, il nous dote d'un nouveau faisceau de lumière pour observer le monde et et l'enrichir.

Car tout artiste authentique accroît ce qui existait déjà, parce qu'il fallait qu'il s'accomplisse par une sorte de fatalité imposée par des moyens nouveaux. On ne contemple pas Kandinsky ou Max Ernst ou encore Paul Klee, on en revient comme qui s'est exposé aux calculs fascinants d'un artiste qui nous proposait un nouveau départ vers des contrées situées bien au delà de nos croyances devenues factices à force de facilité. Aussi, nous gratifier d'un "beau est toujours bizarre", explication valorisant le requin cité plus haut, ressemble fort aux commentaires fleuris qui dévoilent à grands élans de lyrisme, la composition des plats sur les cartes des restaurants.

Il faut donc croire qu'il existe, pour certaines plumes mercenaires, comme il existe des dictionnaires de rimes, des annuaires de citations célèbres faites pour rehausser le goût du public cultivé, en épiçant les merveilles du jour de noms tels que Rimbaud, Goya, Rembrand, que sais-je encore? qui font effet dans la cervelle comme certaines nourritures donnent l'impression de "mastiquer des braises". Cette contrebande de noms connus des dictionnaires, vastes répertoires où l'on puise sans répit comme si c'était un vent cocasse qui tournait les pages, permet aux artificiers de la critique de bâtir sans cesser des fondations pour l'immense recommencement des nouveautés "bizarres" et de tirer des salves pour assourdir la perception, la perspicacité, et surtout pour s'établir en dogme. C'est le cantique des cantiques de la prose fleurie officielle. Ou pour mieux dire : la marque d'un nouvel académisme où chacun va répétant ce que le voisin a doctement prophétisé.

Le résultat, en somme, est l'inverse de ce qu'on cherchait : c'est bien une espèce de bazar qui devient "du beau" et point de bizarre tel qu'a pu l'entendre Baudelaire, dont la remarque qui fait l'objet de ces lignes est une des plus profondes sur les jouissances infinies et novatrices qu'indiquera toujours la beauté conquise de haute lutte.
(eric levergeois - chroniques impubliables -- tous droits réservés, y compris sur les rives du lac de Côme et autres lieux chers)

(lecture complémentaire: The $ 12 Million Stuffed Shark - Don Thompson - Palgrave macmillan)
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 06:42
Aujourd'hui, nous allons nous promener par une  belle journée de printemps dans une jolie rue calme de Paris. Et rêver en nous laissant aller aux pensées vagabondes, aux pensées distraites, aux pensées refleurissant en grand nombre comme les pages d'un vaste dictionnaire que les premières brises feuillettent en souriant. Ces délices sont rares: les marronniers sont couverts de ces sortes de chandelles roses ou blanches qui portent des petites aiguilles fines comme des antennes, le chant d'un oiseau lance un air de flûte dans les buissons cachés d'un jardin derrière le mur que je longe en marchant, tout confus comme le touriste conquérant qui sent qu'une ville inconnue et libre de tout tracas professionnel lui ouvre ses bras, les referme autour de son cou, et le mène à son gré, comme  soumis au charme d'une inconnue. Je profite de ce médiocre essai lyrique pour vous faire une confidence qui va vous ravir: il y a un siècle, (à peine moins, vu les temps qui courent...)j 'ai eu l'occasion d'interviewer le photographe-poète Jacques-Henri Lartigue. Je lui posai les questions d'usage, celles qui servaient à mon article pour le public, puis je pris mon courage à deux mains et commençai à lui parler de ma vraie admiration pour une de ses photos que je considérais depuis toujours, passez-moi l'expression, comme un vrai déclic. Bien sûr, j'avais le coeur battant à tout rompre, mais une fois lancé par la passion, je précisai la date, la forme et le sujet du cliché, et je lui avouai même qu'au concert, au théâtre, enfin dans bien des endroits où on peut exprimer sa reconnaissance, on applaudit un artiste, on lui exprime directement son bonheur, mais que devant une photo qui ouvre le monde de toutes les autres, on est bien embarrassé. Alors, nous avons continué à bavarder, jusqu'au moment où, je ne sais plus comment, j'ai fini par lui demander ce que signifiait pour lui Paris et les beaux jours de printemps. Vous êtes peut-être de Paris, vous, mon lecteur, vous empruntez peut-être parfois non le Velib de vingt kilos, mais votre propre vélo de ville sportif, sur les pistes qui vous coûtent environ deux roues neuves par mois -- (eh, oui! je suis sportif, je ne roule pas pour passer le temps, et les merveilleuses pistes qu'on nous a concoctées présentent des passages de niveau si bien faits qu'à 25 km/h, bien lancé sur un boulevard extérieur, par exemple, la roue avant se retrouve "tapée" comme une poire de Touraine, irrémédiablement cabossée sur ces passages,un peu saillants, et à changer dans les semaines qui suivent, merci bien). Mais où en étais-je? ah, oui! ce délicieux monsieur Lartigue. Descendez de votre vélo et prenez un siège car sa réponse fut étonnante. "Ce qu'évoque pour moi Paris au printemps? (un silence) et bien, je vais vous dire une seule chose: "Paris au printemps, c'était cette odeur immense des marronniers en fleurs qu'on respire partout, surtout ceux du Bois de Boulogne, où je jouais au tennis avec mes petites amies, et qui se répandait jusque dans les moindres recoins de la ville. C'est pour moi un souvenir merveilleux qui me revient à chaque fois qu'on me pose cette question..." LE PARFUM DES MARRONNIERS EN FLEURS!'C'est étonnant, non? cela contraste sévèrement avec nos temps fleurant bon les indices d'octane millésimé 98, ou 95, ou sans plomb, ou gazoil premium, ou gazoil x premium ; d'ailleurs si ça continue, je vais délaisser le vin  pour être "nez" chez les écolos. Pour les dégustations d'air à l'aveugle. Je réussis pas mal pour le moment dans le cépage Renault-Turbo-- Enfin voilà, vous êtes comme moi,  je  suis perdu dans mon article, et vous vous demandez peut-être où je veux en venir. Rien qu'à ceci, après mille et un détours, puisque nous nous promenons, et que nos promenades de nos jours sont gâchées: j'étais seul, dans ma rue, lançant et relançant les dés de ma fantaisie sous le ventre des nuages et le ciel bleu, et je m'imaginais dérivant comme Rousseau dans sa barque, "semblable à quelque dieu dérivant sur ces espaces, allongé sur mon fragile esquif" (je cite de mémoire, pardon pour les erreurs)  QUAND TOUT A COUP, sur cette planète où je suis le dernier terrien vivant, une voix coupante et grinçante comme un serrure mal huilée brise mon rêve en fracassant l'air pur de la plus déshonnorante des vulgarités privées, intime, sale, personnelle, impudique, poisseuse, vous savez, un peu comme un pétrolier panaméen en plein dégazage clandestin au large de la Côte d'Opale. Je sursaute comme piqué par un serpent. Je me retourne, et HELAS, MALHEUR A MOI et à ma rue tranquille! j'avise un quidam qui comme des millions d'autres moustiques de son espèce n'a rien d'autre à faire dans une rue de carte postale photographiée par Lartigue (où peut-être j'allais faire du vélo, d'ailleurs) vomit sa vie privée, son misérable tas de secrets qui ne sont des secrets pour personne --pour parodier Malraux -- sans la moindre pitié pour le rêveur planant à deux pieds du sol et que le courant printanier poussait, avec le pollen, vers les dernières abeilles ayant échappé aux radios fréquences  et aux pesticides empoisonnés. Mais le charme de cette rue l'emporte, à la fin, et j'oublie la tyrannie inepte et laide du bavardage humain. Car l'invention qui tuera en nous la poésie n'est pas encore née. Fiin provisoire de l'article. Jusqu'au lever du jour (car j'ai encore écrit ceci la nuit) je lirai, me promenant parmi "les cotonniers, les oliviers et les mûriers semés parmi les vignes". Bien loin d'ici, isolé dans la pureté de mon souvenir de rue jolie, seul et heureux, comme dans le coeur d'un livre. (copyright eric levergeois - chroniques impubliables  tous droits réservés, ici, et sur les rives du lac de Côme -)
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 06:52


                                     Le futur se prépare aussi dans vos assiettes



(Aïe! le texte écrit directement sur la page du site ayant sauté, l'auteur vous demande d'attendre que les quelques jours à venir soient passés) En attendant, vous pouvez toujours vous reporter à l'interview de Pierre Feuillet, checheur honoraire à l'INRA, qui nous livre des aperçus assez hallucinants sur ce que vous aurez dans vos assiettes à l'horizon 2030., (sujet de ce papier).Cela se trouve sur le site de canal académie, et dans le genre des sensations fortes, je vous garantis que cest aussi décoiffant que le Raid Gauloises -- pardons, le raid ex-gauloises,  puisqu'on ne fume plus. Enfin, si cette confidence industrio-agro-alimentaire n'est plus "gauloises" elle est restée très très raide, et même vertigineusement abrupte. Mark Twain, Jerôme K Jerôme, Albert lLndres et même Pierre Dac en eussent été ravis. A plutarque, comme disait un de mes amis khagneux. Article suit.
(elevergois -chroniques impubliables - droits réservés pour toutes rives des lacs italiens,
et autres lieux circumvoisins )


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