Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 19:26

Philippa voici mon texte avec du retard comme tous les redacteurs enrages qui se respectent

"Proust nous dit à propos de certains etres qu'on voit bien qu'ils ont ete habites par des fees et que meme si les fees les ont quittees il reste d'elles un trait particulier en souvenir de leur presence, aussi, pour Angeline, je dirai: ce que je sais d'elle c'est sa voix..." 


le reste de l'article a ètè mangé suite  à un deconnexion intempestive de cet ordi panaméen
battant pavillon chinois et naviguant dans les eaux italiennes
.  elevergois - texte  pour le jubilé d' Angeline Ière, imperatrice des arts de Saint Maur et autres terroires circumvoisins

Par elevergois
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 12:51
photo retirée par l'auteur de 3 août 2009 --- merci à tous mes étudianst de Juillet,  surtout les héroïques Espagnols incroyables et sublimes qui ont incarné pour mon imagination une rêverie poétique intense, et aussi à ceux qui postent ici, et j'espère que la promenade d'étoiles en étoiles que nous avons faite sera pour tout le monde un souvenir d'avenir, comme les sources à venir dont on a le pressentiment tiré de la permanence des grands moments de joie qu'une seule seconde fit naître.  elevergois -- tout droit vers la suite -- textes tous protégés par voies légales existantes (et même à exister) -- petit salut à Agathe aussi, celle qui sait tant de choses. -- elevergois scripsit --
Par elevergois
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 20:29




Parfois notre lac a ces allures étranges de velours vert brodé d'écume, avec les vagues toutes recourbées vers le sud, cheminant non pas comme l'eau qui court et qui s'enfuit, mais soudain devenu décor d'une magie un peu perfide pour les navigateurs imprudents qui croiraient encore que ce n'est qu'un lac d'agrément. Il se fâche, en vérité, assez souvent, et l'eau étant fort froide, ceux qui y sombrent ne remonteront jamais de ces piliers de jour pâle le long desquels ils glissent, jusqu'à dévaler les escarpements de ce qui fut d'anciennes moraines de glacier sur quoi a poussé un tapis d'algues. Pour d'autres, c'est l'heure où ciel et vent ont tourné comme le sentent les marins qui cueillent les essaims et les grains doux des courants d'air salé entre leurs doigts, et l'on lance, à conditon de savoir lever la voile en rythme, un spinaker ou quelque voile mise en ciseau, qui fait toujours penser que cette eau verte est comme un Nil ou quelque Mer Rouge portant sur son dos des felouques ou des demi-voiles. Et la vie souffle, concertante, réunissant le coeur et l'âme à tout ce qui frissonne en soi et hors de soi dans l'émerveillement de jours de jeunesse ininterrompue-- intacts, ils étaient simplement prisonniers de parfums qui se sont ouverts encore une fois sous la poussée de ces alizés conquérants -- et nous les revivons comme en suivant le rythme d'une musique de tout l'être, et tout devient éternité vécue!

elevergois-- jours ensoleillés écrits un peu par anticipation -- tous droits réservés et protégés par tous moyens légaux et si ça ne suffisait pas..."écrits du lac", poésie en prose sur les jours de splendeur de  jeunesse, texte dédié à tous ceux que par là-bas j'ai aimés -- les vrais paradis sont les paradis qu'on a  perdus, comme dit Proust. --
Par elevergois
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 09:57
Le comte, supris par la réaction de la duchesse, mit toute son énergie militaire à écrire des lettres infinies. Avant la fin de chaque page ses yeux se remplisssaient de larmes. Et dire que de pareils signaux peuvent être compris, pensa-t-il. A la vérité, il ne songeait nullement au péril de se jeter dans une aventure qui outrepassait la simple amitié. Il s'en peignait quelquefois les dangers, mais l'idée était poignante pour une âme aussi  généreuse. Il ne pensait pas que sa bonne foi pût être mise en doute. Et avouer qu'il avait un intérêt profond  et désinteressé pour telle forme d'art, selon ce que dictait son coeur,ne lui semblait pas être un crime. Hélas! il faillit s'emporter en recevant une lettre roulée autour d'une balle qu'envoya un habile frondeur. On lui représentait toutes sortes d' obstacles insurmontables, et certains passages faisaient allusion à son âme noire, son manque de respect, etc. Tout cela le jeta dans une grande tristesse et il demanda au prince la permission (il la demanda de telle manière qu'on ne pût la lui refuser) d'aller visiter les jardins de ses biens en territoire autrichien, avant de retourner habiter les pages des livres (le lecteur nous trouvera bien audacieux) où les héroïnes vivent de dévouements extrèmes et ne blâment pas cruellement un excès de sentiment.  -- arrêtons ici pour signaler que quoi qu'il advienne, le livre merveilleux de Stendhal  est vraiment comme un air délicat qu'on croit respirer en le lisant, et qu'il satisfait tous les élans d'héroïsme humainement possibles.-- et que s'il y a des lectures " musicales" celle-ci est la première de toutes.

elevergois -
c'est bien le cas de mettre au bas d'un écrit : excusez les fautes de l'auteur --ferai assurément un autre pastiche de stendhal ultérieurement - ou referai celui-ci sur un mode plus divertissant dans un vrai journal  pour inviter à la lecture--allons travailler--
Par elevergois
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 05:55
Vacances à Malte pour les uns, en Asie lointaine pour d'autres, pourquoi pas? pour ce samedi nous avions rendez-vous avec une fleur en Touraine, et nous n'avons pas hésité. C'est peut-être un défaut d'aller arpenter les provinces désertées par l'ivresse balnéaire, pour aller discuter en tête à tête avec ce qui fut beau jadis pour les poètes, mais certaines passions sans apparat ni coups de cymbales en valent d'autres. Cette fleur pour nous unique réclamait une attention d'horloger, de diamantaire, ou simplement de peintre en mots qui ne peut pas se taire. Sujet d'actualité, cette fleur l'est, disons d'une actualité éternelle, car même si le monde meurt tout entier, elle restera l' unique pierre précieuse qui poussait dans les champs. C'est une sorte de miracle tombé des  cieux de la peinture, parce que son rouge culmine et s'évapore tour à tour comme les nuances d'un ciel --  et l'on sait que les ciels ont ici des nuances vagabondes de grands tissus de soie qui cherchent une beauté à réveiller dans un château, qu'ils ne  trouvent pas toujours. Si l'oeil écoute, c'est qu'il faut des scribes pour noter ce qui est raconté par la beauté du monde. Alors prenons sur nous, aussi sérieusement que s'il s'agissait de visiter Venise, la  mission pleine d'attention, de ferveur, d'écoute du diapason de toutes choses des champs entre elles, pour traduire ce que l'oeil du poète, du peintre et du voyageur céleste, croit voir en lui et hors de lui. La fleur courtisée, si l'on ose dire, décompose sa couleur et la recrée de seconde en seconde, abondonnant même, parfois, son  plus bel éclat comme les femmes endormies laissent vagabonder la beauté d'un bijou au bord d'une table, au plus profond des nuits. Les fleurs qui nous font rêver rêvent elles aussi. Elles font rejaillir autour d'elles le mystère de leur rouge, qui est substance, qui est chair, qui est mystère autant que le teint d'une peau qui aurait pris son indépendance pour s'allier au miraculeux exploit d'une couleur naissante, inconnue, qui n'appartient qu'à elle et nous transporte. Surtout si c'est dans l'air transparent et diamanté du rêve de ciel qui règne partout ici. Nous savons par certains témoignages que Marcel Proust pouvait s'abîmer littéralement dans la contemplation des réseaux et des sentiers et des rivières infinies déployés par des pétales de fleurs, qu'il incoropra par la suite en suprême alchimiste du style à des pages depuis devenues fort célèbres. Et ce fut la Recheche, comme on dit  d'une demeure familière supposée connue de tous, et parvenue, par sa notoriété, à ne plus être scrupuleusement connue de personne. Contituons donc humblement à rechercher et à nous égarer dans ces mystères. Le charme cent fois recomposé et réinterprété comme une musique qui s'est rejouée sous nos yeux, protégée par l'humilité du monde le plus proche, baigne dans un liquide entre l'air et l'eau, et assurément, se partageant entre les nuages dramatiques de Tiepolo et les vagues de brume insensiblement douces d'un Ruysdael, traversées d'un rayon ocre et de biais. C'est l'atmosphère d'un pays inconnu et cependant magique au coeur de la France , où notre Ronsard national n'a sûrement pas fini de parler de belles italiennes, d'une fleur morte de la beauté d'un seul soir, et bien évidemment de ses amours. Alors, aux vacances sur les lointains rivages, il faut l'avouer, peut-être faut-ll préférer deux ou trois jours au jardin de la France, comme on disait autrefois, car si les noms disparaissent, les pays qui les portent les conservent admirablement, et ne s'en débarrassent pas aussi facilement qu'on croit -- et la première de toutes les écologies, peut-être, ce serait d'abord d'aimer sans jamais cesser, passionnnément, tout ce que nous entoure.

elevergois -- nouveau textes de Touraine - tous droits réservés - chronique des jardins d'un pays au ciel de cristal - suite au Manoir de la Noue - texte dédié à Pierre et Elizabeth de Montvallon, à qui je dois tant pour la découverte de ce merveilleux pays.
Par elevergois
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