Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 02:13
Vraiment c'est un peu une bouteille à la mer que j'avais lancée en écrivant au poète Alvaro Alves de Faria, pour la fête qui devait l'honorer samedi dernier,  sur le blog de Pierre Assouline -- Republique des Livres, blog du Monde- et en trois autres endroits, cet article que j'ai posté sur le blog brésilien, et qu'il a eu l'extrème gentillesse de publier en portugais (brésilien) sur son propre blog officiel, (rien que ça!) comme je viens de le voir avec des larmes de joie! La nuit va se passer avec la tête dans les étoiles!!!! pour en savoir  un peu  plus suivre ce lien (www.alvaroalvesdefaria.com) -- Très heureux. Merci infiniment.-elevergois--pour le texte sur le blog, et pour faire connaissance, à côté d'une grande Tour Eiffel qui n'émet pas mais RECOIT des ondes du Brésil poétique:

http://blogs.jovempan.uol.com.br/poeta/

Pour tous les amoureux de poésie qui s'intéressent à cette flamme  ardente de l'intelligence - elevergeois -- eric elevergois
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 14:54
J'ai signalé sur le blog de Pierre Assouline cette fête pour "le Serment du Viaduct" cet après midi à Sao Paolo, samedi 30 janvier, à l'occasion de la réédition de ce livre mythique: du grand poète brésilien:"Le serment du Viaduct"  -- une série de poèmes lus avec force hauts parleurs sur le Viaduct de Cha à Sao Paolo, (sous les années de dictature et censure) une  belle fête et une heureuse rencontre avec l'auteur -- et la jeune universitaire qui vient de consacrer une thèse à ce livre, ouvrage présenté le même jour, -- et qui a lieu à l'espace "Local Pantemporâneo"... bon, je mets tout ça en portugais du Brésil:

"lançamento no sábado, dia 30, do livro de Aline Bernar, sobre o meu “O Sermão do Viaduto”, os poemas que eu dizia no Viaduto do Chá, nos anos de escuridão. Será no “Local Pantemporâneo”, na Avenida Nove de Julho, 3.653, a 50 metros da Rua Estados Unidos, às 15,30 horas." dit le poète sur son blog "o blog do poeta Alvaro Alves"

J'ai dejà averti des amies appartenant au monde du spectacle (l' organisation, pas les paillettes!) et du cinéma, à Sao Paolo, de s'y rendre, quant à moi je m'y rendrai par la pensée et très ému après m'être engagé, il y a quelque temps auprès du poète à quelques traductions en prose, ce qui, me dit-il, lui donnera muita allegria, et j'espère que seront heureux aussi, très bientôt,  tous ses nouveaux lecteurs d'ici.


poeta-alves-copie-1.png


http://www.alvaroalvesdefaria.com





Sous une apparente bonhomie, beaucoup de très très grande culture (Camoes et tous les poètes du monde entier) et un talent très très grand de poète-né, en qui la lumière de la poésie ne cesse jamais de briller intensément -- et pas pour des bouquets de syllabes comme ici, non, c'est la poésie engagée à être dans l'effort durable et continué d'être ce qu'elle est, et qui ne peut venir que d'un artiste-né.

elevergois -Tous nos voeux pour  que cette fête d'aujourd'hui  soit un beau succès, poète Alvaro Alves, et mes sentiments émus à tous ces lecteurs et lectrices passionnés qui suivent votre blog avec émotion jour après jour!! -elevergois
 


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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 06:15
Ce fut un peu comme une apparition et la synthèse d'émotions données par d'autres oeuvres, et certainement par sa présence au monde qui ne se décidait pas, avec son visage incliné et cherchant le secret, mais qui restait dans un équilibre étrange, il émanait de cette statue pensive une douceur étrange,  une harmonie comme en produit la musique. Intense et réservée. On percevait d'abord son effort tranquille pour s'imposer ave douceur dans l'espace, avec une confidence de prière, d'élégie -- c'est une oeuvre ultime entre toutes. Longtemps Maillol fut pour nous le Maillol des autres, un producteur de statues de femmes massives, et puis, à force de dessiner ses figures ou de les reprendre en petit  avec d'assez  mauvais plâtres personnels, il y a des années,  tout ce qui accorde au monde une statue se produisit dans l'imagination par des voies sans tapage -- purement méditées et musicales. L'Harmonie nous sembla  auréolée d'une paix profonde, une oeuvre emplie d'une musique sacrée, un choral, une fugue; comme les cathédrales où l'on prie, où l'on concentre et resserre son âme pour quelque bond -- sur un sujet profane, je veux bien -- mais il est clair qu'on y progresse jusqu'à un dégré de complicité comme peu de satues en donnent, parce que sa grâce hésitante est méditative, retenue, et infinie. D'ailleurs la statue se tient curieusement dans l'attente d'un état ultérieur de pure grâce, et en même temps de recueillement. C'est cet instant d'attente qui nous retient dans une contemplation pleine de curiosité et d'écoute, et dans une grande paix un peu inquiète. Le plâtre de l'Harmonie est une oeuvre "ascendante", qui joue sur l'intensité croissante de notre émotion par dégrés successifs et qui nous laisse seuls, un peu aux aguets malgré tout, car dans certaines oeuvres particulièrement réussies -- on en trouve  des exemples en musique -- il y a une partie de l'oeuvre qu'on ne voit qu'en soi-même parce que l'artiste s'est aventuré sur un territoire où l'accomplissement définitif est comme à partager, (la sculpture possède ce charme) et il nous plaît  que ce titre d'Harmonie, harmonie avec le monde, harmonie avec tous les états de recherche et d'imagination d'un grand artiste, porte un titre précisément musical. Ici aussi la Beauté est inquiète, tendue vers une perfection invisible dont il faut accepter de porter et supporter en soi , d'un coeur espérant et ravi, la suite étonnante. Selon Dina Vierny, dont le témoignage est souverain dans ce domaine, Maillol travailla longuement à cette oeuvre et il ne put l'achever. Il y a quelque chose de ce drame qui la rend "bizarre" pour reprendre la remarque fulgurante de Baudelaire: cette statue continue sa traversée dans la masse fluide de l'atmosphère avec laquelle elle dialogue selon des lois mystérieuses mais qui nous engagent comme un thème musical nous engage à poursuivre son horizon. L'appparat un peu simple de l'état de plâtre, c'est à dire d'émotion vivante préludant à une statue nous pousse à un respect plus ému encore, c'est une statue que les mains d'un homme font continuer de naître et de vêtir de sa beauté d'origine, et qui s'accorde au regard comme en cheminant. Pour ceux qui connaissent les travaux répétés de femmes marchant dans l'eau de la mer dont elles sortent pour " en rejaillir vivantes" (pour reprendre l'image à Paul Valéry) il y a là comme la possession infinie d'un secret de la vie puisé à la méditaion la plus profonde sur le surgissement à la fois calme et bouleversant qu'est une sculpture qui a dans tout son rayonnement ce qu'on dit d'habitude d'une apparition. L'Harmonie, comme son non l'indique, demeure une musique accordée au monde qu'il faut écouter infiniment, pour accéder à une forme d'harmonie des premiers temps, surgie en plein vingtième siècle, preuve que pour l'art il n'est pas de contemporain ni d'ancien, dès qu'il s'agit de rencontre capitale, comme cette heureuse et infinie source de jeunesse éblouissante, et cependant si retenue et presque si discrète qu'elle nous émeut encore davantage. Nous sommes destinés à partager toujours la prière qu'elle nous invite en secret à croire, au fond de nous, à une scène capitale et  complice  d'une  contemplation en progrès. Elle n'est pas "non-finie", mais bien plus sûrement infinie par la vie méditative dont elle rayonne.

eric elevergeois


HISTOIRE DE MA VIE RACONTEE A ALAIN JAUBERT , les Mémoires de  Dina Vierny ,  a paru aux Edtions Gallimard en 2009 -- ayant rencontré Dina Vierny dans les années quatre-vingts grâce à ma famille, mon père, (de là date sans doute ce grand amour insensé pour Poliakoff) et fréquenté quoique discrètement mais à intervalles répétés la galerie de la rue jacob, j'ai lu ce livre avec plaisir et émotion. -- elevergois.com --


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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 06:07
Vous avez peut-être remarqué que les tableaux vus et surtout revus à différents moments d'une vie, lorsqu'ils sont un objet de curiosité continue, évoluent en nous, et sont toujours plus intimement liés à notre relation  profonde  avec leurs secrets. C'est un travail de longue haleine et de patience, car les tableaux ont autant à nous dire que des pages de Stendhal ou de Proust, et se retrouvent, apres avoir chemine dans les tiroirs de l'imagination à notre insu, toujours plus grands. Si nous avons un peu peiné pour nous introduire dans les arcanes de Kandisnky -- sur le mode de la perception première, celle qui n'est pas lestée d'érudition à dégoûter de tout -- Serge Poliakoff, peintre qui peut paraître à certains daté d'une époque, fut dès le premier instant une rencontre pleine de confidences, la sensation bouleversante d'une vie déjà vécue! et notre attention fut absolue, exaltée;  il y eut presque un arrêt infime dans les battements du coeur.  Des masses en lutte avec d'autres masses, un espace maçonné, travaillé, avec des nuances de couteau, de truelle, de craie, de chaux, de surcharges qui divisent les tons et leur donnent une épaisseur qui se dégage et s'allie par rapport à une autre. Et puis, quelque part vers un centre jamais tout à fait exact, une ligne  de démarcation, une frontière, quelque chose qui tient des plaques qui s'affrontent sous les plus basses couches de la terre.  On est resté devant ,le souffle coupé. Si l'on oriente un article vers le discours sur les couleurs, leurs oppositions, leurs contrastes, voici un tableau très grand, vu dans une lointaine FIAC,  (à plus d'un million de francs disait la vendeuse responsable aussi  gentiment que si elle m'eût donné l'heure), et qui est tout entier travaillé dans des tons de vert très léger et de crème -- et la magie opèrait encore. Il faudrait penser à des cartes, à des continents qui viennent d'être découverts et replacés l'un après l'autre selon un caprice d'artiste qui pave le ciel de masses nouvelles, ou fait naviguer sur les océans des puzzles tirés d'une pangée qu'il brise à son gré. Il y a quelques temps, dans le beau et calme musée Maillol -- toujours plein d'un silence de prières et d'une beauté de crypte -- il y avait encore une présentation de toiles de Poliakoff à couper le souffle, notamment le premier à droite en entrant dans la salle: concert de bleus n'étant plus du bleu mais des grès, des granits, des aubes laquées, des sillons et des champs bleus de crépuscule, bref, tout un arc-en-ciel de bleus se joignant et se disjoignant avec les mêmes mouvements de glaciers qui luttent, le coeur de la lumière d'une couleur forçant sur la tonalité de sa voisine pour que l'oeil la recouvre et s'en sépare selon ce qui est pour nous un mystère -- et aussi une obsession infranchissable. Je suis toujours bouleversé par le grain matériel de ces couleurs, leur insistance séculaire d'icônes ou de dolmens et qui cependant bougent ou bien aspirent à des rencontres, se poussent, s'attirent, luttent, se divisent et se joignent dans l'unité. Il y a quelque chose qui émeut et qui vient d'une profondeur des temps. Il ne serait pas inapproprié ou aventuré, d'ailleurs, de dire que toute oeuvre importante conserve, sans qu'on sache exactement laquelle, une mémoire, et une mémoire qui inspire. Un grand tableau, disons-le aussi, vient à nous, nous occupe, nous hante, s'impose et nous inquiète -- seulement, si grand que soit l'artiste, ce ne sont pas tous les tableaux qui assènent leur point d'interrogation massif, leur déploiement de fresque, leur décor étagé de toutes les profondeurs de  plain-chant et d'orgues, et qui nous jouent leurs plans sonores en nous saturant d'une émotion qui balbutie pour trouver ses mots. Probablement, les puzzles de continents colorés de Poliakoff ont créé et signé d'emblée un espace imaginaire qui attendait en nous, et à bien des égards, ils ont scellé une union sacrée (au sens ou Malraux emploie ce mot) qui indique une voie, une réalité autre qui est la vraie au-dessus de la fausse, et qui crée une possession totale. Aimer ces éclats de pierre sur toile, ces plaques de marbre sombres clivées, ces pastels, huiles, estampes, refondus dans des couleurs d'alchimiste -- car la préparation des couleurs à la main, préalable connu chez cet artiste, entre sans doute dans la sorcellerie de ses oeuvres -- c'est d'abord assister à de puissantes unions où les tonalités reviennent d'un ailleurs pour installer sous nos yeux ce qui est retable, lumière d'un être profond des choses, superposition "plane" , si l'on ose dire, de mondes dissociés qui relient des abîmes derrière cette banquise colorée qui colle irrémédiablement à l'âme. Et puis, si l'on est trop hanté par l'oeuvre d'un peintre sans arriver au bout de des peines et en y usant toutes ses plumes et tous les arpèges du  "beau style", c'est qu'il y a encore plus, et qu'il faut aussi renoncer , dire de temps en temps que c'est un mystère trop profond qu'on ne sait pas sonder, et qu'on frappera toujours à cette porte sans qu'elle s'ouvre --dans l'amour des arts, il a aussi une admiration si proche de l'amour tout court qu'elle demande non des mots mais du silence, ou pour l'avenir peut-être, des mots de silence dans langue inconnue que nous n'avons pas encore trouvée.


elevergois -- début d'une étude déjà parue et qui devrait trouver sa conclusion cette année à condition que le lièvre ne soit pas battu à la course par la tortue, ce qui s'est déjà vu - tous droits réservés préservés et conservés dans nos chais, et aussi et toujours sur les bords enchantés des lacs italiens -- Côme Garde Maggiore - indispensables paradis perdus des jounées froides d'ici - elevergois.
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 11:41
Sans qu'on soit obligé d'entretenir de ses propres mains les tombes d'auteurs dont le nom s'est effacé de lui-même sur leur marbre, il reste des instants à couper le souffle qui nous viennent comme un appel mystérieux du passé, des visions d'un poète jamais lu qui tout à coup se présente avec ce qu'il a fait de plus beau et de plus sensible: un beau poème orgueilleux et léger, d'un grain sensible,  en  un mot un écrin de magie. Dès qu'on a lu et qu'on porte en soi ce poème qui ressemble à un bijou de femme, à un châle porté en souvenir d'une passion morte, à un camée trouvé dans une brocante et qui porte un pur profil à faire rêver pendant des heures, on reste béant de curiosité comme devant les mystérieuses trouvailles qui hantent les textes d'André Breton, explorateur céleste dont l'écriture crée un monde  en progressant sur la page, avec l'ardeur d'un voleur de planètes. Mais comment ces sortes de poèmes viennent-ils jusqu'à nous? surtout dans ces temps où parler, bredouiller, ânoner et bafouiller semblent vivre leur dernière métamorphose, le chaos ultime, sous la forme bien connue des gazettes qu'on appelle de nos jours "l'écriture" et qui comme de juste indique la nostalgie de l'encre et des porte-plumes, et qui se remarque au nombre de taches, de pâtés,  surtout de ratures de style. Cela confirme peut-être que la littérature vit de sa vie propre, peut-être enfouie durant des siècles, mais jamais morte, et sitôt qu'un éclair l'illlumine, elle se remet à vivre, aussi grande qu'à l'instant où elle fut écrite, comme un pastel de Manet ou un crayon de Lautrec.  On dira d'ailleurs ce qu'on voudra de ce joli poème -- patientez, il arrive, le voici -- et l'on dissertera à l'infini sur la vie brève de Paul Arène, né à Sisteron vers 1850, ami des Félibres, et qui ne vécut pas assez vieux pour connaître la fin de son siècle. A l'heure de l'électronique, son poème vient de ressurgir d'une correspondance fortuite avec une personne qui "aime d'amour la langue française" et qui l'a signalé. Nous le donnons à nos quatre ou cinq lecteurs fidèles, déçu par les circonstances (et les censeurs) de ne pouvoir en faire profiter d'autres lecteurs et lectrices surtout, qui doivent rougir de bonheur à l'idée qu'un femme comme elles (c'est la mystérieuse question) ait pu inspirer ce souffle, ce léger tracé fragile et beau comme un dessin de paravent pour amateurs  d'objets  rares  dans  une  boutique de curiosités, de surprises  et petits miracles. Le voici:


           
      Sur un éventail  
(pour Jeane Charcot)


*****


Si les ondines et les fées
Maintenant ainsi qu'autrefois
Sur une coquille de noix
Naviguaient, de corail coiffées,

Et si j'étais, - car nous aimons
Suivre parfois d'étranges rêves, -
Un des minuscules démons
Rois de la mer bleue et des grèves,

Je ne voudrais d'autre travail
Que d'agiter cet éventail
Pour faire une brise légère

Qui pousserait tout doucement
Le bateau vers un port charmant
Et vous seriez la passagère.



Voilà qui embarrasserait bien les Goncourt et leur théorie du joli, car si cela commence joliment, cela finit bien bizarrement: en laissant au coeur le désir de rencontrer une jolie femme,  à qui l'offrir. Seulement, l'époque des éventails est bien passée, on me dira demain que regrette l'âge des trains à vapeur, et celle des photos d'Albert Khan  et des coches d'eau d'Alphonse Daudet-- pourtant, les trois derniers vers contiennent une magie, et cette magie-là s'allie à des lointains qui sont bien plus loin que l'horizon quantique des téléscopes.

Je doute pas que la jeune personne qui "aime la beauté de la langue française" n'ait été avertie, en faisant cette trouvaille étonnante, qu'un jour un jeune homme intrépide ne vienne la trouver en lui proposant une promenade en barque, dans un après-midi bercé de vent et  de saules, sur un tapis de nymphéas  ou  un rivière peinte par Vuillard -- un jeune homme portant un canotier et un veston de velours, noir orné d'une fleur violette. Cela arrivera sûrement dans un autre monde, pas celui de l'avenir, mais certainement celui du passé, et je le lui souhaite.

On ne vit pas souvent dans le monde dont on rêve, et on ne rêve pas beaucoup non plus dans le monde où l'on vit.



elevergois -- tous droits réservés sur les bords des lacs italiens, surtout le soir lorsque la nuit se forme sur les collines et s'annonce avec le vent plein de parfums de résine, de sauge, de camélias violets, avec autres courants légers venus du fond des bois qui sont comme la prière de la montagne -- quand les lacs italiens ressemblent à des pages de Stendhal -- elevergois --

 qui ça? le lien est là:

http://salignac04.e-monsite.com/categorie,paul-arene,2576620.html - le personnage à la veste noire est Vuillard dans une photo avec Misia Sert -
catalogue RMN -




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